Bisphénol A : pour une interdiction sur tous les conditionnements alimentaires
A compter du 1er janvier 2011, la fabrication et la commercialisation de biberons contenant du bisphénol A seront interdites…
Ce n’est pas trop tôt!
Suite à l’article paru le 06/02/2010 dans le Républicain Lorrain concernant les signaux d’alerte dans l’utilisation du Bisphénol A, reconnu par l’agence Française de sécurité sanitaire des aliments. je re/publie également les articles paru sur PcHelp le 03/07/2009 et le 06/02/2010
Suite à l’émission Complément d’Enquête diffusé le Lundi 5 janvier 2009 – 22h25 sur France 2
Voir ou revoir cette émission en intégralité( le 05/01/2009) 
Voici le résumé du dossier sur les biberons empoisonnés au Bisphénol A, vous avez des enfants, des petits enfants!
Informé vos familles, vos amis des risques toxiques en faisant tourner l’info.

« Biberons empoisonnés »
Yann Fronty et Stéphane Guillemot
Pourquoi tant d’hommes stériles ? De cancers des testicules ? De malformations génitales ? Aujourd’hui, les scientifiques accusent, entre autres, le Bisphénol A, produit toxique invisible présent dans les biberons en plastique depuis 40 ans. Le Canada vient d’interdire ces biberons. Mais pas la France. Pourquoi ?
Bisphénol A (BPA): un œstrogène synthétique, utilisé dans le plastique des bouteilles et biberons pour bébés, passe dans les liquides et est suspecté d’avoir des effets sur le corps

Un comité américain d’experts a déclaré en août 2007 que le bisphénol A (BPA), une molécule aux mêmes effets que les œstrogènes présente dans de nombreux récipients, parmi lesquels des biberons pour bébés, pourrait potentiellement causer des effets sur le système nerveux des fœtus et enfants. Les experts se sont basés sur une multitude d’études chez l’homme et l’animal, et se disent préoccupes par la possibilité d’effets chez l’homme. Ils préconisent la précaution dans leur rapport officiel, et que chacun limite son exposition individuelle . De nombreux autres experts, ayant analysé les différentes études existantes et qui a publié ses conclusions en août 2007, les accuse d’être trop modérés et d’avoir négligé de nombreux autres effets sérieux chez l’animal qui pourraient très bien être retrouvés chez l’homme . Face aux incertitudes, des grandes enseignes ont retiré de la vente ces biberons depuis avril 2008, et le Canada propose également d’en interdire la vente.
Le bisphénol A est une molécule chimique qui fut étudiée dans les années 1930 pour son activité similaire aux œstrogènes, comme œstrogène de synthèse. Il ne fut jamais utilise comme œstrogène de synthèse car d’autres molécules aux propriétés plus intéressantes furent découvertes au même moment. Le bisphénol A est actuellement utilisé en grandes quantités (plus de 3 milliards de tonnes) notamment comme additif dans le plastique de type polycarbonate (souvent noté sur les récipients avec le sigle « PC »). On le retrouve donc notamment dans de nombreuses bouteilles, biberons de bébés, et boîtes de conserves . Plusieurs études ont montré que le bisphénol A (BPA) présent dans de tels récipients diffuse dans le liquide qu’ils contiennent. Le bisphénol A est retrouvé dans le corps de la plupart (plus de 95% de la population américaine etudiée) des gens testés. Les quantités auxquelles le corps est exposé sont faibles, et en dessous des actuelles limites gouvernementales autorisées. Cependant, de nombreuses études montrent des effets sur le corps à ces faibles doses.
:Source:
Le Guide des biberons toxiques: Comment éviter l’exposition au bisphénol A
Le bisphénol A est un perturbateur endocrinien présent dans 90 % à 95 % des biberons en plastique vendus au Canada.
Il entre dans la composition du plastique polycarbonate dont on se sert pour fabriquer ces bouteilles d’eau et biberons
réutilisables, transparents ou teintés, si populaires auprès du public.
Certaines bouteilles Nalgene en contiennent, tout comme la paroi de certains récipients alimentaires et les résines de scellement utilisés en dentisterie.
Le fond des bouteilles en plastique contenant du bisphénol A affiche un symbole de récupération accompagné du chiffre 7 ou des lettres PC.
Le code 7 désigne les matières plastiques classées dans la catégorie « Autres », dont le polycarbonate.
Il est possible de réduire au minimum l’exposition de votre enfant au bisphénol A en adoptant les mesures suivantes :
· Utilisez des bouteilles fabriquées en verre ou en polypropylène (code 5) plutôt qu’en polycarbonate (code 7).
· Si vous continuez à utiliser des bouteilles en polycarbonate, évitez de les laver avec des détergents puissants ou au lave-vaisselle.
Ces agents contribuent à détruire les liaisons qui forment le plastique, libérant ainsi le bisphénol A.
Lavezles plutôt à l’eau chaude savonneuse avec une éponge.
· Évitez de faire chauffer les récipients en polycarbonate au micro-ondes.
Utilisez plutôt des contenants en verre ou en céramique.
· Évitez d’utiliser les préparations pour nourrisson offertes dans des boîtes de conserve dont la paroi est tapissée d’un revêtement époxydique au bisphénol A.
Consultez à ce sujet le rapport du Environmental Group Report. Il renferme aussi des conseils utiles (en anglais seulement)
(http://www.ewg.org/reports/infantformula).
· Réduisez votre consommation d’aliments et de boissons en conserve.
Vous limiterez ainsi l’exposition des membres de votre famille au bisphénol A présent dans la paroi des contenants.
Évitez aussi les conserves très acides (tomates, etc.) ou grasses (poisson dans l’huile, etc.), car le bisphénol A réagit au contact des acides et des lipides.
:Source:
Bisphénol A
Fiche de renseignements

Le bisphénol A (BPA) est un produit chimique industriel utilisé dans la fabrication d’un plastique dur transparent, soit le polycarbonate, que l’on trouve dans de nombreux produits de consommation, dont les bouteilles d’eau réutilisables et les biberons. On retrouve également du bisphénol A dans les résines époxy, utilisées comme couche protectrice dans les boîtes de conserve métalliques pour aliments et boissons.
Le gouvernement du Canada prend des mesures
Le Canada est le premier pays au monde à prendre des mesures à l’égard du bisphénol A dans le cadre de son Plan de gestion des produits chimiques. Ce plan a été lancé en 2006 dans le but d’examiner l’innocuité des produits chimiques utilisés à grande échelle depuis de nombreuses années et d’améliorer nos connaissances sur ces produits. Grâce aux progrès scientifiques, nous sommes maintenant au courant de certains effets potentiellement nuisibles qu’il était impossible de détecter auparavant.
Questions d’intérêt pour la santé
Les recherches actuelles indiquent que le grand public n’a pas lieu de s’inquiéter. En règle générale, la plupart des Canadiens sont exposés à des niveaux très bas de bisphénol A, ce qui signifie qu’il n’y a pas de risque pour la santé.
Nous nous penchons maintenant sur la santé des nouveau-nés et des nourrissons âgés de moins de 18 mois. La science nous suggère que les niveaux d’exposition sont inférieurs à ceux qui pourraient entraîner des effets sur la santé. Toutefois, compte tenu de l’incertitude soulevée dans certaines études sur les effets potentiels de faibles niveaux de bisphénol A, le gouvernement du Canada prend des mesures afin de protéger davantage les nourrissons et les jeunes enfants.
Des études révèlent que la principale source d’exposition chez les nouveau-nés et les nourrissons est le bisphénol A, qui migre du revêtement intérieur des boîtes vers la préparation liquide pour nourrissons et qui migre des biberons en polycarbonate vers le liquide à l’intérieur suivant l’ajout d’eau bouillante.
Par conséquent, le gouvernement du Canada continuera de veiller à ce que le BPA présent dans les préparations pour nourrissons soient maintenus au plus bas niveau, en examinant les soumissions préalables à leur mise en marché, et en continuant à collaborer avec l’industrie de l’emballage des aliments afin de réduire autant que possible les niveaux de BPA dans ces préparations. Par ailleurs, nous évaluerons aussi des solutions de rechange au BPA présent dans le revêtement interne des boîtes, selon les priorités.
Le gouvernement du Canada compte faire adopter des mesures législatives pour interdire l’importation, la vente et la publicité des biberons en polycarbonate.
Questions d’intérêt pour l’environnement
La science indique que le bisphénol A pénètre l’environnement par les eaux usées et les résidus de lavage et qu’on en a détecté dans les percolats des décharges. En outre, il se décompose lentement dans l’environnement lorsqu’il y a un manque d’oxygène. Compte tenu de la combinaison de cette lente décomposition du bisphénol A et de son utilisation à grande échelle au Canada, au fil du temps, ce produit chimique s’accumulerait dans nos eaux et pourrait être néfaste pour les poissons et d’autres organismes.
À titre préventif, Environnement Canada envisage l’adoption d’un règlement qui établirait une limite quant à la quantité maximale de bisphénol A pouvant être rejetée dans les effluents. Le règlement exigerait également que les installations qui se servent du bisphénol A mettent en œuvre des pratiques de gestion exemplaires afin de veiller à ce qu’il soit manipulé et disposé en toute sécurité. Ces mesures permettront de maintenir les niveaux de bisphénol A rejetés dans l’environnement à des concentrations sécuritaires pour les poissons et autres organismes aquatiques.
Conseils à l’intention des Canadiens
Le bisphénol A ne présente aucun risque pour la population en général, y compris les adultes, les adolescents et les enfants. Les consommateurs peuvent continuer d’utiliser des bouteilles d’eau en polycarbonate et de consommer des aliments et des boissons en conserve, car les taux d’exposition découlant de ces produits sont très faibles.
Les consommateurs peuvent également continuer d’utiliser des articles de table et des contenants pour entreposage en polycarbonate. Si les Canadiens s’inquiètent de la contamination par le bisphénol A des aliments chauffés dans ces contenants, ils peuvent opter pour des articles en verre, faciles à trouver. D’autres produits contenant du BPA, comme les articles de sport, ne présentent aucun risque pour la santé des Canadiens.
Conseils aux parents et aux surveillants d’enfants
- Si vous continuez d’utiliser des biberons en polycarbonate, on vous recommande de ne pas y verser de l’eau bouillante. Lorsque le bisphénol A entre en contact avec de l’eau très chaude, il se dégage de la bouteille à un taux beaucoup plus élevé.
- Faites bouillir l’eau et laissez-la refroidir dans un contenant sans polycarbonate avant de la transférer dans des biberons. Ce conseil correspond aux directives appropriées pour préparer la préparation pour nourrissons.
- Ces bouteilles peuvent être stérilisées conformément aux directives sur les étiquettes de la préparation pour nourrissons et être lavées dans un lave-vaisselle. On devrait les laisser refroidir à la température de la pièce avant d’y verser la préparation pour nourrissons.
- Les biberons ne doivent pas être réchauffés au four à micro-ondes, car le liquide pourrait se réchauffer de façon inégale et causer des brûlures à votre nourrisson.
- Santé Canada recommande le lait maternel puisqu’il s’agit du meilleur aliment pour la croissance optimale des nouveau-nés et des nourrissons. On recommande l’allaitement exclusif pendant les six premiers mois de la vie pour un nourrisson à terme et en santé, suivi de l’allaitement continu jusqu’à l’âge de deux ans et après.
- Si l’allaitement n’est pas choisi, la préparation pour nourrissons en boîte demeure le meilleur choix, car les avantages nutritifs dépassent de loin les risques possibles.
- Pour savoir si vos biberons sont en polycarbonate, vérifiez si le chiffre 7 est inscrit au centre du symbole de recyclage au fond de la bouteille. Bien que le chiffre 7 représente une catégorie générale, s’il est accompagné des lettres PC, il s’agit bel et bien de polycarbonate. En l’absence d’un symbole de recyclage, il est impossible de savoir si le biberon contient ou non du polycarbonate.
- Si les parents et les fournisseurs de services sont toujours inquiets à propos des biberons en polycarbonate, il existe plusieurs solutions de rechange.
:Source:
Autre source Google: Bisphénol A