C’est officiel, après trois RC (release candidate), le navigateur web open source Firefox 3 dans sa version stable sera disponible en téléchargement libre mardi 17 juin 2008 au soir côte Ouest des Etats-Unis (soit le lendemain en France).

Au menu du browser signé Mozilla : une barre d’adresse intelligente ou « barre géniale » qui permet d’améliorer la navigation via une fonction d’autocomplétion ; des marque-pages en un clic ; un dossier de marque-pages intelligents ; des gestionnaires repensés de modules complémentaires et de téléchargements. Et toujours : la restauration de session, la recherche intégrée, la correction orthographique, le blocage de popups, la mise à jour automatisée… Mozilla a également renforcé la sécurité de l’ensemble (anti-malware, anti-phishing, affichage instantané de l’identité d’un site web, gestionnaire de mots de passe, etc.)

Sous le capot, Firefox 3 s’appuie sur le moteur Gecko 1.9 et intègre quelque 15.000 améliorations par rapport à Firefox 2. Dans un entretien accordé fin mai à NetEco.com, Tristan Nitot, président fondateur de Mozilla Europe, a déclaré : « Nous sommes particulièrement fiers des gains obtenus en termes de gestion de mémoire et d’exécution de JavaScript […] Firefox 3 est deux à trois fois plus rapide que Firefox 2 et bat, à plate couture, Internet Explorer 7 ».

Mozilla revendique plus de 175 millions d’utilisateurs de Firefox, à ce jour, une part de marché de 20% aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, contre 25% en France et près de 36% en Pologne.

Source:

Originally posted 2009-04-27 17:22:53.

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you.dj C’était à parier : l’exemple de Deezer fait des émules. Le site You.dj vient ainsi d’éclore voilà peu pour proposer à son tour un service d’écoute de musique à la demande. Là encore, l’accès est gratuit, illimité et extrêmement simple. « L’idée est de proposer à chaque internaute un site où il puisse écouter toute la musique qu’il désire en haute qualité (192kbits/s minimum) avec toutes les fonctionnalités qu’un lecteur de musique traditionnel sur PC peut offrir » nous confie son auteur, Romain Moyne.

Gestion des playlists, modes de lecteurs, gestion des pochettes et des tags, mais encore tris sur les colonnes, prise en charge des raccourcis claviers tel que le CTRL ou le SHIFT pour les choix multiples, drag & drop d’une liste de lecture à une autre, ou pour ordonner les titres, le site ne manque pas de bonnes idées, même si l’on ressent une légère touche iTunienne dans son interface…

Des MP3 encodés à 192kbits/s

Différence avec Deezer ? Tout le catalogue des mp3 est encodé à 192kbits/s. Au fur et à mesure des envois, « un tri sévère est effectué automatiquement afin de garder seulement les titres de très bonne qualité tant au niveau sonore, qu’au niveau du taggage ID3 ». Des tags modifiables par quiconque. De même, les titres sont tous égalisés au même niveau sonore pour éviter les pics entre morceaux. « Plein de petits détails qui bout à bout, je l’espère, donne un avantage à You.dj sur l’ergonomie du service. »

Autre point : à l’instar de Netvibes, celui qui n’est pas inscrit pourra créer ses playlists et les organiser. Elles ne seront cependant disponibles que sur son PC, via une identification par cookie. L’inscrit lui peut gérer et profiter de sa playlist partout, puisqu’elle est alors déplacée sur son compte en ligne.

Les morceaux sont stockés sur un serveur soit par HTTP soit par FTP. Quelques 11 000 morceaux garnissent la collection (chiffre datant d’une petite semaine) : « un petit glisser-déposer de iTunes vers Filezilla et c’est des centaines de chansons qui peuvent être transférées rapidement. Bien sûr on effectue un tri automatique sur les fichiers que les membres envoient (doublons, qualité sonore, tags corrects), mais si le fichier remplit les conditions, il est inséré sur le site moins de 2 minutes après l’envoi. Il ne faut pas attendre une quelconque obscure validation. »

Une situation juridique très incertaine

Seul hic, et pas des moindres : la question des droits d’usage, qui pourrait justement plonger dans le noir You.dj. « À ce jour, aucun accord n’a encore été signé entre nous, les maisons de disques et la SACEM », qui représente les artistes. « Mais évidemment le but est d’aller les voir le plus rapidement possible pour pérenniser la situation de You.dj. Et puis il y a aussi la question du poids et du rapport de force : difficile d’aller négocier quoi que ce soit si le site n’est pas lancé ou n’a pas encore une audience significative » ajoute son concepteur.

La brèche ouverte par Deezer – qui a eu le feu vert de la SACEM puis de certaines maisons de disque – risque bien de susciter d’autres initiatives de ce genre. La question principale qui se pose est alors simple : pourquoi lui et pas d’autres ?

Source de l’article:

Originally posted 2009-04-27 17:22:52.

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Profitez d’un Web meilleur

Établir un record du monde Guinness. Profiter d’un Web meilleur. Cela a l’air d’une bonne affaire, non ? Vous avez juste à télécharger Firefox 3 pendant le Download Day – c’est aussi simple que ça. Nous ne vous demandons pas de montrer vos talents d’avaleur d’épée ou d’équilibriste, bien que cela serait assez génial.

La date officielle du lancement de Firefox 3 sera bientôt annoncée ici, revenez vérifier ! Rejoignez notre communauté et le projet de record du monde en participant dès aujourd’hui.

Source:

Originally posted 2009-04-27 17:22:51.

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Comme vous avez pu le remarquer avec Windows Vista, il arrive régulièrement que l’on supprime la corbeille du Bureau (Menu contextuel : Supprimer) au lieu de la vider (menu contextuel : Vider la corbeille). Voici une solution pour y remédier, elle a été testée et approuvée.

 

1. Récupération de la corbeille

Il est certes aisé de la récupérer :
Clic droit sur le Bureau > Personnaliser > Changer les icônes du bureau et cocher la case Corbeille. Pour finir : Appliquer.

2. Modification du menu contextuel

2.1. Objectif

Mais on peut également améliorer cela en modifiant la ligne « Supprimer » du menu contextuel (Merci à Claude37300 pour l’astuce) accessible par le clic droit.
Pour cela, nous allons procéder à une modification du registre. Quitte à le répéter, faire une sauvegarde de ce dernier avant toute modification !

Cette modification permet d’effacer la ligne « Supprimer » et d’en ajouter une autre : « Rechercher… », ce qui permet :

  • de ne plus être contraint de remettre la corbeille sur le bureau à chaque fois que vous voulez la vider.
  • d’ajouter une fonction bien utile : accéder au panneau de recherche rapidement

2.2. Mise en oeuvre

Pour mettre en oeuvre la méthode :

  • copiez/collez le script en fin d’astuce dans le Bloc-note, et l’enregistrer avec l’extension .reg, par exemple : corbeille.reg .
  • Double cliquez sur le fichier, le contrôle de compte utilisateur Windows vous demande votre autorisation, dites « Continuer ».
  • L’éditeur du Registre affiche alors une alerte et vous demande s’il faut continuer. Répondez « Oui ».
  • L’éditeur de registre vous signalera enfin que la modification a été réalisée avec succès !

2.3. Vérification

Vous pouvez vérifier dans le menu contextuel de la Corbeille, l’option Supprimer a été effacée, et une nouvelle ligne à été ajoutée : « Rechercher… ».

Bon usage !

3. Script : corbeille.reg

Windows Registry Editor Version 5.00

[HKEY_CLASSES_ROOT\CLSID\{645FF040-5081-101B-9F08-00AA002F954E}\shell\Delete]
@="Rechercher..."
"Description"="Removes Delete, replaces with Search.."

[HKEY_CLASSES_ROOT\CLSID\{645FF040-5081-101B-9F08-00AA002F954E}\shell\Delete\command]
@=hex(2):25,00,77,00,69,00,6e,00,64,00,69,00,72,00,25,00,5c,00,65,00,78,00,70,\
00,6c,00,6f,00,72,00,65,00,72,00,2e,00,65,00,78,00,65,00,00,00

[HKEY_CLASSES_ROOT\CLSID\{645FF040-5081-101B-9F08-00AA002F954E}\shell\Delete\ddeexec]
@="[FindFolder(\\\"%l\\\", %I)]"
"NoActivateHandler"=""

[HKEY_CLASSES_ROOT\CLSID\{645FF040-5081-101B-9F08-00AA002F954E}\shell\Delete\ddeexec\Application]
@="Folders"

[HKEY_CLASSES_ROOT\CLSID\{645FF040-5081-101B-9F08-00AA002F954E}\shell\Delete\ddeexec\topic]
@="AppProperties"

Source de l'astuce:

 

Remettre/enlever la corbeille de Vista.

 

La question revient souvent : comment réactiver la corbeille sous vista??
La réponse est ici : il suffit de faire clic droit sur le bureau->personnaliser->cliquer sur changer les icônes du bureau->et de cocher ou décocher « corbeille ».


Originally posted 2009-04-27 17:22:50.

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OpenSuse 11.1 disponible aujourd’hui : les nouveautés (Màj)
Faites chauffer les connexions… pour tout à l’heure

Màj : OpenSuse 11.1 est disponible officiellement au téléchargement depuis cette page. Nous vous recommandons d’ailleurs d’utiliser le téléchargement par BitTorrent, qui sera plus rapide que depuis les serveurs FTP, rapidement surchargés. Nous vous signalons également la présence d’un serveur annexe si vous cherchez une autre source.
La distribution OpenSuse doit arriver aujourd’hui dans sa version 11.1. Il s’agit, comme on s’en doute d’une version 11 remaniée et mise à jour, avec quelques nouveautés supplémentaires.
opensuse opensuse

Du côté des environnements de bureau présents, nous aurons :

  • KDE 3.5.10
  • KDE 4.1.3
  • GNOME 2.24.1
  • Xfce 4.4.3

Concernant KDE, c’est la version 4.1.3 qui est livrée par défaut et qui est présente sur le Live CD KDE. Depuis le DVD toutefois, on peut choisir en option l’installation de la version 3.5.10. À noter que les développeurs ont greffé à KDE 4.1.3 certaines fonctionnalités demandées par les utilisateurs, comme le cube pour passer d’un bureau virtuel à un autre ou la capacité d’utiliser le Plasmoid de vue des dossiers en tant que bureau.

opensuse opensuse

Côté GNOME, la version 2.24.1 apporte les éléments vus dans d’autres distributions, comme les onglets dans Nautilus, une gestion plus simple des photos dans F-Spot, la dernière version de Pidgin, le client VoIP Ekiga (3.0.1)ou encore le lecteur multimédia Totem.

opensuseopensuse

Pour le reste, on retrouve dans les grandes lignes :

  • Une nouvelle licence qui permet la redistribution
  • Les logiciels et firmwares open source sont sur le même média (CD, DVD, etc.)
  • Le contenu propriétaire est sur un CD additionnel et dans un dépôt en ligne
  • Les polices propriétaires agfa-fonts sont remplacées par les polices Liberation
  • Firefox 3.0.4
  • OpenOffice.org 3.0
  • Mono 2.0.1
  • OpenJDK remplace officiellement Java de Sun
  • Beagle 0.3.8
  • Evolution 2.24.1.1
  • Wine 1.1.9
  • GIMP 2.6.2
  • Gwenview 1.4.2

Du côté des composants du système, on a :

  • Le kernel 2.6.27.8rc1
  • GCC 4.3.2
  • X.Org 7.4
  • XEN 3.3.1
  • KVM 78
  • VirtualBox 2.0.6
  • NetworkManager 0.7
Nous vous préviendrons et mettrons à jour cette actualité dès que les images ISO des CD et DVD seront disponibles au téléchargement.

Originally posted 2009-04-27 17:22:49.

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Le service de déclaration des revenus par Internet ouvre ses porte aujourd’hui et se veut plus simple à l’emploi.

ImpôtsL’heure de la télédéclaration a sonné. Le service qui a séduit près de 7,4 millions de contribuables français l’année dernière est aujourd’hui disponible. Les nouveaux télédéclarants bénéficient d’une réduction de 20 euros tandis que pour les autres, c’est une rallonge dans le temps.

Via Internet, les contribuables ont jusqu’au 11 juin pour télédéclarer s’il résident dans la zone A, 18 juin pour la zone C et DOM, 25 juin pour la zone B et la Corse. Des zones qui sont fonction du calendrier des vacances scolaires. Pour une déclaration papier, le dernier délai est fixé au 29 mai 2009 à minuit.

Une nouveauté cette année est la possibilité de télédéclarer sans certificat électronique et donc depuis n’importe quel poste informatique ( voir notre actualité ). Une autre nouveauté est celle de pouvoir choisir la déclaration  » zéro papier  » en 2010 afin de ne plus recevoir d’exemplaires papier de la déclaration des revenus, de la notice et des formulaires annexes.

Le site de l’administration fiscale

:Source:

Originally posted 2009-04-27 17:13:31.

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Une communauté d’aide aux devoirs est en cours de création via le site Devoirs.fr a accès gratuit.

Devoirs-frOuvert ce jour, le site Devoirs.fr fait inévitablement penser au précédent polémique incarné par feu faitmesdevoirs.com. Dans le collimateur de l’Éducation nationale, du corps enseignant et des parents d’élève, le site qui moyennant finance proposait une solution clé en main d’épineux problèmes scolaires a vite fermé ses portes. Avec Devoirs.fr, si l’on reste dans le domaine des devoirs scolaires, la forme est tout autre avec d’une part la gratuité et mis en avant une entraide.

Comme pour ne pas s’attirer quelques foudres, Devoirs.fr affiche clairement la couleur, se comparant à une  » salle de permanence sur Internet « . Un membre de ce qui prend les traits d’un réseau communautaire peut demander de l’aide pour un devoir dans un domaine spécifique ( mathématiques, français, histoire… ) couvrant un niveau scolaire allant du collège à l’après Bac ( toutes les sections ne sont pas encore fonctionnelles ).

Pour ce faire, il doit montrer patte blanche en apportant la preuve de recherches ultérieures pour son devoir et le cas échéant, de bonnes âmes lui viendront en aide sur des points précis afin de l’amener sur le chemin de la solution. L’élève peut également devenir professeur en apportant son aide à un membre d’un niveau scolaire inférieur.

Le site qui table sur une communauté de 100 000 membres d’ici 6 mois, a pour financement le modèle publicitaire. Les membres les plus actifs sont récompensés par des points à échanger contre des lots dits culturels comme un voyage au Futuroscope ou une Nintendo DS… avec le jeu Cerabral Academy.

Un site qui pourra s’avérer utile, notamment en cette période de révisions pour certains.

:Source:

Originally posted 2009-04-27 17:12:37.

Comments Un commentaire »

Christian Paul nous a transmis sa réponse à la lettre publiée dans nos colonnes signée du groupe Kassav. Le manager du groupe nous confiait sa « peur d’une régression totale avec l’arrivée d’Internet et l’absence de règles sur la protection du droit d’auteur et des droits de production et d’interprètes ».

Dans la lettre-réponse du parlementaire, le député rappelle que la gratuité n’est pas le vol puisqu’on la retrouve dans plusieurs modèles commerciaux financés par la publicité (radio TV) et qu’il est au contraire plus qu’urgent de trouver des solutions équitables pour ne pas priver l’artiste de revenus.

Le député de la Nièvre en appelle ainsi à des solutions comme celles issues des travaux de Philippe Aigrain, dont le livre « Internet et création » est à lire sur son blog, ou toute autre solution bien plus rénumératrice pour l’auteur que le bâton de l’Hadopi. « Pour ceux qui trouveraient insuffisante cette approche, je répondrai qu’elle me paraît beaucoup plus sécurisante que la loi Hadopi qui ne garantit pas un euro de plus aux artistes, sauf à croire que les « téléchargeurs » vont se replier en masse sur les cd ou sur des services en ligne (alors même que le streaming est gratuit, et que le téléchargement devient bien moins nécessaire avec l’internet mobile…) ». Et le député de faire référence à la fameuse rémunération sur copie privée qui a su évoluer avec le temps sans que cela ne hérisse les bénéficiaires, bien au contraire.

Paul revendique une redevance basée par exemple sur une perception de 3 euros par mois, greffée sur l’abonnement internet, ou une taxe sur le C.A. des FAI, l’une comme l’autre des solutions rapporterait 572 millions d’euros pour le secteur culturel. Pour la répartition ? Simple : plutôt que d’espionner pour sanctionner les internautes, le choix de la Hadopi, il suffirait de faire des enquêtes périodiques, par des instituts spécialisés, auprès de panels représentatifs, d’opter pour une observation d’échanges anonymisés, qui préserve la vie privée voire d’améliorer ce système avec des « remontées volontaires de statistiques par les internautes » (remontée des playlist).

paul

« Christian PAUL
Député de la Nièvre

Le 27 avril 2009

Au groupe Kassav, en réponse à votre lettre ouverte.

Votre lettre me permet de dire une nouvelle fois les motifs de notre résistance et les raisons de notre opposition à cette loi inefficace, dangereuse et coûteuse.

Mais c’est aussi mon devoir d’exprimer, en réponse à vos questions, des propositions pour la rémunération des artistes et un programme pour l’avenir de la création musicale.

Il faut agir, et sans tarder. C’est pourquoi les vaines batailles d’arrière-garde qui depuis des années ne débouchent sur aucune avancée me navrent profondément.

Avec Internet et la révolution numérique, rien n’est comme avant. Voilà pourquoi nous devons rechercher d’autres solutions. Après ces semaines de débats, et des années de travail collectif sur ce sujet, personne ne peut dire que nous n’apportons pas de contre-propositions, ou pire, que nous agissons par démagogie ou opportunisme !

Nous revendiquons des principes qui fondent des propositions concrètes.

La révolution numérique transforme radicalement la diffusion et l’accès à la culture. Disons-le clairement, hier s’additionnaient la scène, le disque, les radios… Aujourd’hui, demain encore plus, viennent s’ajouter et cohabiter les nouveaux canaux de diffusion : cd – il en restera encore-, abonnements, streaming, ventes en ligne à l’album ou au morceau, éditions avec services…qui peinent à décoller.

Ainsi, d’une part, des modèles commerciaux de circulation dématérialisée des œuvres se répandent (où les coûts de logistique et de distribution n’ont plus rien à voir avec l’époque du tourne-disque…)

Mais aussi des échanges non-marchands, dans un espace d’échanges où la copie devient un acte de partage entre les internautes. La technologie le rend possible. Faut-il le condamner, et faire marche arrière, si tant est que cela soit possible, ce que je ne crois pas ? Nous parlons bien sûr ici des échanges hors marché. Autrement dit, des échanges effectués à des fins non commerciales. Il n’est pas question ici de légaliser des sites qui proposeraient gratuitement de la musique en encaissant au passage des revenus publicitaires sans rémunérer quiconque, et pas davantage les faussaires qui revendent vos disques après les avoir reproduits en masse.

La gratuité n’est pas le vol.

Elle prend place dans les modèles commerciaux, en particulier financés par la publicité. En cela, on retrouve les modèles de la radio et de la télévision.

Elle s’est massivement installée dans les espaces non-marchands. Et c’est là que nous sommes appelés, sans délai, à trouver des contreparties financières équitables. L’un des aspects de l’équité sera de considérer que tous les téléchargements gratuits ne viennent pas priver de rémunération les artistes. Le pouvoir d’achat est une contrainte, et pas seulement pour les jeunes.

En effet, il n’y a pas de création durable sans rémunération

Cela vaut pour les auteurs, les interprètes, et tous les intermédiaires utiles à la production et à la diffusion de l’œuvre. Et depuis longtemps, ces rémunérations sont multiples. De longue date aussi, des rémunérations collectives ont accompagné l’aménagement du droit exclusif.

Les droits d’auteurs sont plus que jamais nécessaires à l’âge numérique.

Personne n’imagine la création sans le droit d’auteur. Ni le droit moral, ni les droits patrimoniaux ne sont incompatibles avec le numérique. Mais personne de raisonnable ne peut penser qu’il ne faut pas profondément les adapter.

Cette adaptation vaut pour les rapports entre les artistes et le public.

Mais les combats des modernes Beaumarchais devront en priorité s’attacher à éviter que les prédateurs dévorent les créateurs. Il y a une bataille mondiale pour contrôler la diffusion de la culture. Les acteurs s’appellent Apple, Microsoft et Google, les majors, les opérateurs de télécoms et bien d’autres. Sans diaboliser quiconque, si l’on veut protéger les artistes, si les sociétés de droits veulent faire ce pourquoi elles sont rémunérées, voilà quels sont les chantiers à ouvrir.

Enfin, la valorisation économique des œuvres exige un environnement favorable et régulé.

Les éditeurs de la nouvelle génération nous le disent. La bande passante est très chère, les catalogues restent verrouillés à des prix rédhibitoires. Pour permettre la floraison de nouvelles offres, il faut aujourd’hui débloquer les systèmes de rémunération imposés aux nouveaux éditeurs de services en ligne. Il faut sortir de ce cercle vicieux perdant-perdant. Les créateurs ont, ici aussi, un rôle clé à jouer.

Alors, les solutions pratiques…Projet contre projet, plutôt que de puiser dans le rapport Olivennes, nous préférons nous inspirer des travaux pragmatiques et visionnaires de Philippe Aigrain, dont le livre « Internet et création » figure gratuitement en ligne sous licence Creatives commons (à lire sur son blog http://paigrain.debatpublic.net/ )

Quels seraient les revenus d’une « contribution créative », d’une « licence globale » ou de tout autre mécanisme collectif de rémunération des échanges hors marché ?

A ce stade, et avant toute négociation, on peut évoquer un volume et un mode de répartition. Pour ceux qui trouveraient insuffisante cette approche, je répondrai qu’elle me parait beaucoup plus sécurisante que la loi Hadopi qui ne garantit pas un euro de plus aux artistes, sauf à croire que les « téléchargeurs » vont se replier en masse sur les cd ou sur des services en ligne (alors même que le streaming est gratuit, et que le téléchargement devient bien moins nécessaire avec l’internet mobile…).

Une telle rémunération verrait – forcément – sa base de calcul et sa clé de répartition évoluer avec le temps. C’est par exemple déjà le cas pour la « redevance sur copie privée », régulièrement étendue à de nouveaux types de supports en même temps que son niveau est ajusté. Je ne préconise donc pas une musique subventionnée, au forfait ou en pourcentage des coûts de production !

Un tel mécanisme devrait faire l’objet d’une négociation entre les parties prenantes. Ses contours définitifs devraient être un compromis, au pire un arbitrage rendu par le Parlement. Les esprits évoluant, j’ai bon espoir que l’on arrive à trouver un tel équilibre, dans l’intérêt de tous.

Ces précautions nécessaires ne justifieraient cependant en rien une réponse floue ! On peut dès aujourd’hui tracer les grandes lignes des modalités de perception et de répartition d’une telle rémunération.

Parlons d’abord perception. 16 millions d’internautes acquitteraient une redevance de 3 euros par mois avec leur abonnement internet. Une variante serait de frapper les fournisseurs d’accès internet d’une taxe d’un montant correspondant, ou de répartir le prélèvement entre les uns et les autres, ce qui parait juste. Sur le plan financier, l’opération serait similaire.

572 millions d’euros seraient donc perçus. Laissons pour un temps de côté certaines questions. Celle, tout d’abord, des frais qui seront perçus par les sociétés de gestion chargées de la répartition et autres frais « techniques ». La question de leurs montants mérite – évidemment ! – d’être posée, mais ce n’est pas celle qui nous intéresse aujourd’hui. Celle, ensuite, de la mise en place nécessaire de nouveaux fonds de soutien à la création. Celle, également, de la rémunération des créateurs non affiliés à une société de gestion collective. Celle, enfin, de l’articulation avec les autres rémunérations collectives existantes.

Parlons, ensuite, de répartition. Comment répartir au mieux les sommes en jeu au sein de la filière musicale? Dans un monde parfait, on disposerait d’un système permettant de distribuer au plus juste, sans empiéter sur la vie privée du public et sans installer de dispositifs espions sur les ordinateurs ou logiciels de lecture. Un tel monde n’existe bien sûr pas, et c’est bien contre l’illusion liberticide de DRM qui prétendait contrôler et tracer finement l’usage de chaque œuvre que je me bats avec constance.

Il nous faut donc observer les usages, on peut arriver de trois manières à se rapprocher de l’audience réelle des œuvres :

  1. des enquêtes périodiques, par des instituts spécialisés, auprès de panels représentatifs ;
  2. une observation d’échanges anonymisés, qui préserve la vie privée.
  3. la remontée volontaire de statistiques par les internautes.

La première méthode est classique et déjà utilisée par des rémunérations existantes, comme par exemple la rémunération sur copie privée, qui fait appel à des sondages CSA ou Médiamétrie pour déterminer sa clé de répartition.

Les deux suivantes sont plus novatrices. L’observation d’échanges anonymisés est possible de diverses manières. Elle peut par exemple consister à compter le nombre de « trackers » proposant un fichier au téléchargement sur un réseau P2P. Elle sera d’autant plus fiable que les comportements visés ne seront pas illégaux et que les citoyens auront confiance.

Certains prétendent qu’une telle analyse serait impossible…tout en prétendant pouvoir identifier les internautes se livrant à des téléchargements sur de tels réseaux.

La remontée volontaire de statistiques par les internautes permettrait à tout un chacun de partager sa « playlist » à des fins de répartition, et de contribuer ainsi à une plus juste rémunération de ses artistes préférés. Cette technique est d’autant plus crédible qu’elle ne pose aucun problème de mise en œuvre et sera d’une efficacité proportionnelle à la passion que les Français portent à leurs artistes favoris.

Ces deux nouvelles méthodes présentent un avantage important. En élargissant considérablement le champ de la mesure d’audience, elles la rendent plus précise et plus fine, permettant à d’autres créateurs, à la diffusion plus confidentielle, mais qui participent à la diversité culturelle, d’accéder à la rémunération collective.

Ne perdons donc pas de vue qu’une « licence globale » ou une « contribution créative » ne s’oppose pas aux différentes offres commerciales existantes et à venir. Les consommateurs sont friands de facilité d’accès, de personnalisation, d’interaction avec les artistes. Certains groupes, comme Radiohead, tracent des pistes intéressantes. Et Susan Boyle ne regrette pas que le buzz existe…

A l’épreuve de force, je préfère la force des idées, et surtout le dialogue.

Plutôt qu’une sécurité illusoire pour les uns, au prix de la liberté des autres, je demande un débat loyal en France pour une recherche d’équilibre entre les droits de chacun, et une négociation sur des solutions d’avenir.

Je sais combien ces questions inquiètent les musiciens antillais. Je n’oublie ni la belle aventure de Kassav depuis trente ans, ni nos trop brèves rencontres, la plus fervente dans ma mémoire reste celle du 19 janvier 2002, dans le stade de Saint-Pierre, au pied de la Montagne Pelée, un siècle après l’éruption et le drame. Ce soir-là, vous aviez su enchanter les vivants.

Amicalement, Christian PAUL. »

:Source:

Originally posted 2009-04-27 17:11:36.

Comments Commentaires fermés sur Hadopi : Christan Paul répond au groupe Kassav

Alors que le projet Création et Internet – dit Hadopi – entame sa nouvelle tentative parlementaire le 29 avril – suite à son rejet par l’Assemblée Nationale, les débats continuent, preuve que le texte est loin de faire l’unanimité. Dernier coup d’éclat en date, cet appel lancé par les auteurs de Science-Fiction intitulé « qui contrôlera le futur ? ». La démarche est à saluer puisque les ayants droit, sans exception et donc pas seulement ceux de la musique ou du cinéma, pourront saisir la Hadopi et lancer la fameuse riposte graduée (deux avertos’, une suspension jusqu’à un an d’internet ou obligation d’installer un logiciel cybermouchard pour contrôler les faits et gestes de l’abonné sur sa ligne. Voici en intégralité ce communiqué, suivi de la liste des cosignataires.

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« Nous, le peuple de la science-fiction, auteurs, traducteurs, illustrateurs, critiques et chroniqueurs, essayistes, libraires, blogueurs, éditeurs et directeurs de collection, tenons à exprimer par ce texte notre opposition à la loi Création et Internet.

C’est un truisme de dire que la science-fiction se préoccupe de l’avenir et que nombre de ses acteurs ont dénoncé les dérives possibles, voire probables, des sociétés industrielles et technologiques ; le nom de George Orwell vient spontanément aux lèvres, mais aussi ceux de John Brunner, Norman Spinrad, Michel Jeury, J.-G. Ballard, Frederik Pohl & Cyril M. Kornbluth, et bien d’autres encore.

La science-fiction sait déceler les germes de ces dérives dans le présent, car c’est bien du présent que rayonnent les avenirs possibles, et c’est au présent que se décide chaque jour le monde de demain.

La méfiance face aux nouveaux développements technologiques et aux changements sociaux qui en résultent, la peur de l’avenir et le désir de contrôle d’une société obnubilée par un discours sécuritaire… tout cela a déjà été abordé par la science-fiction, et s’il est une chose dont elle a permis de prendre conscience, c’est que les technosciences et leurs développements sont la principale cause de changement dans nos sociétés modernes. De ces changements en cours ou en germe, nul ne peut prévoir les retombées mais on sait aussi qu’élever des barrières ou des murs n’amène qu’à les voir tomber un jour, de manière plus ou moins brutale. Aussi, plutôt qu’interdire, la sagesse, mais aussi le réalisme, devrait inciter à laisser libre cours à la liberté d’innover et de créer. Le futur qu’il nous faut inventer chaque jour ne doit pas être basé sur la peur, mais sur le partage et le respect.

La loi Création et Internet, rejetée le 9 avril dernier à l’Assemblée nationale, doit être de nouveau soumise à la fin du mois à la représentation nationale.

Cette loi, dont on nous affirme qu’elle défendra les droits des artistes et le droit d’auteur en général, nous apparaît surtout comme un cheval de Troie employé pour tenter d’établir un contrôle d’Internet, constituant par là même une menace pour la liberté d’expression dans notre pays.

Les artistes, les créateurs, tous ces acteurs de la culture sans qui ce mot serait vide de sens, se retrouvent instrumentalisés au profit d’une loi qui, rappelons-le, contient des mesures telles que le filtrage du Net, l’installation de mouchards sur les ordinateurs des particuliers, la suspension de l’abonnement à Internet sans intervention d’un juge et sur la base de relevés d’IP (dont le manque de fiabilité a depuis longtemps été démontré) effectués par des sociétés privées et l’extension de mesures prévues à l’origine pour les services de police luttant contre le terrorisme à l’échange non autorisé de fichiers entre particuliers.

Profondément attachés au droit d’auteur, qui représente l’unique ou la principale source de revenus pour nombre des travailleurs intellectuels précaires que nous comptons dans nos rangs, nous nous élevons contre ceux qui le brandissent à tout bout de champ pour justifier des mesures de toute façon techniquement inapplicables, certainement dangereuses, dont le potentiel d’atteinte aux libertés n’est que trop évident aux yeux de ceux qui, comme nous, pratiquent quotidiennement dans le cadre de leur travail l’expérience de pensée scientifique, politique et sociale qui est au cœur de la science-fiction.

Également conscients de l’intérêt et de la valeur des communautés créatives, nous nous élevons aussi contre les dangers que cette loi fait peser sur le monde de la culture diffusée et partagée sous licence libre, qui constitue une richesse accessible à tous.

Internet n’est pas le chaos, mais une œuvre collective, où aucun acteur ne peut exiger une position privilégiée, et c’est une aberration de légiférer sur des pratiques nées de la technologie du XXIe siècle en se basant sur des schémas issus du XIXe siècle, songez-y.

Car l’avenir est notre métier. »

Ont cosigné ce document… :
Joseph Altairac, essayiste
Jean-Pierre Andrevon, auteur, critique, essayiste
Ayerdhal, auteur
Stéphane Beauverger, auteur
Ugo Bellagamba, auteur, essayiste
Jean-Luc Blary, éditeur
Pierre Bordage, auteur, scénariste
Georges Bormand, auteur, critique
David Calvo, auteur
Philippe Caza, illustrateur, scénariste
Lucie Chenu, auteur, anthologiste, directrice de collection
Hélène Collon, traductrice
Thomas Day, auteur, directeur de collection
Jeanne A. Debats, auteur
Irène Delse, auteur
Sylvie Denis, auteur, traductrice, anthologiste, essayiste, critique
Sara Doke, auteur, traductrice, essayiste
René-Marc Dolhen, critique
Jean-Claude Dunyach, auteur, anthologiste
Claude Ecken, auteur, critique, essayiste, scénariste (BD)
Jean-Pierre Fontana, auteur
Gilles Francescano, illustrateur
Thomas Geha, auteur, libraire
Laurent Genefort, auteur, essayiste, directeur de collection
Laurent Gidon, auteur
Olivier Girard, éditeur, rédacteur en chef
Karine Gobled, blogueuse
Julien Guerry, libraire
Vladimir Harkonnen, baron
Jean-Christophe Hoël, illustrateur
Aurélien Knockaert, webmestre
Sylvie Lainé, auteur
Patrice Lajoye, anthologiste
Nathalie Legendre, auteur
Roland Lehoucq, essayiste
Jonas Lenn, auteur
Jean-Marc Ligny, auteur
Laurent Million, auteur
Yann Minh, illustrateur, créateur de liens
Michel Pagel, auteur, traducteur
Olivier Paquet, auteur
Audrey Petit, directrice de collection
Jean-Pierre Planque, auteur
Laurent Queyssi, auteur
Simon Sanahujas, auteur, essayiste
Nicolas Soffray, auteur, critique
Hervé Thiellement, auteur, critique
Christian Vilà, auteur, essayiste
Jérôme Vincent, éditeur, webmestre
Roland C. Wagner, auteur, traducteur, essayiste critique
Philippe Ward, auteur, directeur de collection
Laurent Whale, auteur

Rappelons que mardi matin, à 10h00, aura lieu la présentation de la plateforme « Création, Public, Internet » à l’Assemblée Nationale (101 rue de l’Université, salon Mars 3). Cette présentation est organisée par La Quadrature du Net, l’UFC-Que choisir, le SAMUP, l’ISOC et « Pour le Cinéma » (voir notre actualité).

Originally posted 2009-04-27 10:38:03.

Comments Commentaires fermés sur Hadopi ne peut être l’avenir pour les auteurs de science-fiction

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:Source:

Originally posted 2009-04-25 13:33:13.

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